Ce que le groupe fait à la photographie : groupements, réseaux, collectifs
DFK hors les murs
Ce que le groupe fait à la photographie : groupements, réseaux, collectifs
Le colloque international «Ce que le groupe fait à la photographie : groupements, réseaux, collectifs», organisé par Elise Hudelle, boursière du sujet bi-annuel «L’image de la ville», Louise Francezon, Anna Grumbach et Julia Hancart, aura lieu le 6 et 7 novembre 2026 à l’INHA. Dans le cadre du colloque, Margaux Lavernhe, également boursière du sujet bi-annuel au DFK Paris, interviendra le samedi 7 novembre à partir de 14h avec une intervention intitulée : «Faire foyer, faire corps : Portraits collectifs d’Africain·e·s dans l’Angleterre des années 1960».
Dans le cadre du bicentenaire de la photographie et des vingt ans de l’ARIP, ce colloque propose d’interroger une histoire qui pourrait, au-delà de la figure de l’Inventeur ou de l’Artiste, être issue d’initiatives et de productions en commun. La pratique photographique, qui naît d’une superposition entre un œil et un appareil, semble en effet se circonscrire à un exercice individuel. Cette vision monoculaire, tributaire du génie du photographe s’est illustrée par exemple chez Henri Cartier-Bresson devenu alors «l’œil du siècle». Au-delà de cette mythification, souvent nécessaire dans la construction de l’histoire de l’art, la photographie doit être aujourd’hui interrogée sous la forme de pratiques relationnelles, façonnée par des dynamiques de collaboration, d’échanges et de circulations d’images, de techniques et de savoirs. L’ambition de ce colloque est donc de réinterroger les structures officielles et informelles qui rendent la photographie possible. À partir des réseaux d’acteurs et des dynamiques collectives, entre communautés constituées ou d’affinités, groupes familiaux ou maritaux, collaborations éphémères ou relations hiérarchiques, il s’agit d’examiner dans une approche interactionniste les modes d’associations qui sous-tendent la production, la circulation et la réception des images. En explorant les formes multiples du groupe, il s’agit d’enrichir l’histoire de la photographie en rendant compte des interdépendances, des médiations et des circulations qui en façonnent les usages et les significations.
Le colloque aura lieu en langue française et anglaise.
Pour plus d’informations, voir le programme détaillé du colloque.
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